lundi 14 mars 2016

Soir - d'Uri Shulevitz, édition: kaléidoscope

Je suis sans doute un peu en retard sur cet album-là...car il se termine sur les lumières des fêtes de fin d'année... ;-) mais qu'importe, ce n'est pas tant ces illustrations de sapins qui m'ont fait craquer sur ce livre, c'est surtout les premières pages du livre, sa couverture, ses couleurs... Les rayons du soleil sur les maisons, le halo de lumière des réverbères et le reflet des devantures sur le trottoir... 

C'est le crépuscule, un petit garçon, son grand-père et son chien partent se promener. Ils sont à New York. Le soleil se couche, "il s'en va" comme dit le garçon, il trouve ça triste. Et petit à petit (comme on est à New York), les lumières s'allument. La journée et termine et la plupart des gens rentre chez eux (quelques personnages cocasses aux paroles rythmées et soignées, d'ailleurs les textes les plus longs de l'albums). Les réverbères, les fenêtres, les devantures s'allument... jusqu'à ce que la nuit disparaissent, car, dans "a city that never sleeps", la nuit est claire comme en plein jour! La ville et ses maisons/immeubles biscornus et géométriques prennent vie.

Le texte dit juste ce qu'il faut, s'interrompt jusqu'à la prochaine page, les illustrations sont magnifiques, les couleurs sont riches et joyeuses. Avec un coup de coeur particulier pour le soleil couchant.  

samedi 12 mars 2016

Mon imagier des comptines de la maternelle - de Jean-Philippe Crespin, Bernard Davois et Charlotte Roederer - Gallimard Jeunesse


Quand mon fils est né, assez rapidement, j'ai cherché des comptines à lui faire écouter. Et là, j'ai souvent été déçue. Je suis souvent tombée sur des versions infantilisantes de chansons traditionnelles. Je suis parfois tombée sur des CD avec des intermèdes parlés, pour dire des bêtises. Je suis aussi parfois tombée sur des musiques trop intellectuelles, sans doute, pour moi, avec des sons, pas franchement de mélodies, qui ont sûrement leur intérêt mais ne me conviennent pas. Ah oui...je voulais aussi éviter les chansons, certes traditionnelles, mais qui me semblent cruelles, type "Il était une bergère" qui tue son chaton pour avoir goûté au fromage, ou celle du chat de la mère Michel qui finit dans la boucherie du père Lustucru. C'est sans doute traditionnel mais tant pis, je ne veux pas transmettre ça à mes enfants. Changeons d'ère... 

Et j'ai trouvé deux collections qui me convenaient: celles des éditions Didier, par exemple, me plaisent souvent (pas tous les albums non plus, d'ailleurs) avec par exemple Les plus belles berceuses classiques, Au fil des flots, Les comptines du jardin d'Eden.... Et, aux éditions Gallimard Jeunesse éveil musical, les imagiers. Je ne les connais pas tous mais on a bien accroché sur Mon imagier des comptines de la maternelle (même si mon fils n'est pas en maternelle) du coup on a poursuivi avec Mon imagiers des chansons de la maternelle. En revanche, on n'a pas du tout aimé les chansons de l'alphabet (peut-être parce que ce n'est pas encore le moment?)

Ces deux albums, illustrés par Charlotte Roederer, présentent des chansons classiques mais pas trop (pas de "au clair de la lune"), sont chantés de manière dynamique et non niaise, avec de belles versions instrumentales. On a l'impression qu'ils ne prennent pas les enfants pour des c... et c'est important. 

Qui plus est, les illustrations sont simples et efficaces, mon fils va toujours chercher la bonne page quand il entend la chanson. Pas d'effets artistiques compliqués, juste une chouette image illustrant les mots de la chanson et c'est exactement ce que l'on cherche. 

Il faut vous prévenir que les enfants aiment la répétition. Ca vaut pour les livres, ça vaut aussi pour les chansons. Armez-vous donc de patience...quand vous aurez entendu "Barbapou" 15 fois de suite dans la soirée, ne vous étonnez pas de vous retrouver à le fredonner le lendemain matin dans la voiture.... Ce n'était pas ma chanson favorite de l'album, loin de là, mais c'était une des préférées de mon fils à l'époque où j'ai acheté le livre (une des plus simples et dont il comprenait le sens, aussi grâce aux illustrations). 

C'est aussi Gallimard qui publie les petits livres musicaux avec des puces, 6 pages, 6 images, 6 mots, 6 extraits musicaux. Mon premier fils était totalement accro et on a souvent changé les piles (mais parfois l'album était tout simplement fichu), et là pareil, on s'est dit que l'éditeur ne se moquait pas des enfants, il y avait de vrais extraits musicaux, pour découvrir les instruments, notamment. Le deuxième a plus vite compris le fonctionnement mais accroche moins, pourtant il aime aussi la musique. Allez comprendre... Je tire aussi mon chapeau à Marion Billet et Elsa Fouquier pour leurs illustrations!







Et dans cette collection, on a aussi écouté et ré-écouté les bruits de Où est passé bébé tigre?, décidément une belle réussite, cette collection! (il existe plein d'autres éditions, notamment les éditions Thomas, pour ce genre de livre, mais on n'a pas aimé autant les dessins et la qualité-durabilité des sons). 


vendredi 11 mars 2016

Sous mes pieds... d'Emmanuelle Houssais, aux Editions du Ricochet

Une belle découverte, pourtant bien cachée dans les étagères du bas de ma libraire... (heureusement que j'aime y passer des heures pour être sûre de ne passer à côté de rien)

Sous mes pieds... est un album illustrant la vie dans la terre au fil des mois. Un jardin ordinaire, des fourmis, des coccinelles, des vers de terre, une taupe, des escargots, des oiseaux... le cycle de vie des papillons, des hannetons... ceux qu'ont voit à la surface de la terre, et ceux qui se cachent dessous, qu'on ne voit pas mais qui font pleinement partie du biotope. 

Un sujet pas facile à illustrer mais l'illustratrice est passionnée de nature et d'environnement (http://emmanuelle-houssais.blogspot.fr) et sait nous rendre les petites bêtes attrayantes. De beaux dessins avec de belles couleurs, mais aussi en page de garde, une "légende" avec le nom de chaque animal et ses différentes apparences (exemple: oeufs, chenille, chrysalide et papillon pour le paon du jour), pour "s'instruire", (ne pas passer pour une maman-qui-ne-connait-pas-le-nom-des-petites-bêtes) et s'amuser à les reconnaître au fil des pages. 

Un beau livre pour montrer aux enfants que ces petites bêtes qui souvent nous font peur ou beurk, sont utiles et doivent être préservées au jardin. Et comment fonctionne le "compostage", comment les insectes passent l'hiver, etc. 

lundi 7 mars 2016

Le Plouf, de Guillaume Olive, illustré par He Zhihong, Editions des Eléphants


Une histoire toute simple pour les petits, sur la peur et la rumeur, avec des superbes illustrations "chinoises" à l'aquarelle. 

Un lapin se promène au bord de l'eau, il entend un grand "Plouf"qui le terrifie et il entraîne tous les animaux dans sa fuite...jusqu'à ce qu'ils rencontrent le Tigre. Mais de quoi les animaux ont-ils donc peur? Qui est ce Plouf terrifiant?



dimanche 6 mars 2016

Il va neiger, d'Anne Brouillard, aux éditions Syros

Après avoir lu Les aventuriers du soir, nous avions hâte de découvrir d'autres livres d'Anne Brouillard, et nous avons trouvé celui-ci à la bibliothèque.

Il va neiger, c'est aussi une histoire du quotidien, de la magie de la neige qui tombe, un texte court et de belles illustrations. Ca me rappelle la chanson Le manège de la neige, d'Yves Prual, que je chante comme berceuse à mon fils (tout) l'hiver...

On est comme des oursons 
Au chaud dans la maison
Quand soudain le premier
Papa dit : regardez ! 

Le manège de la neige
Tourbillon de flocons
(bis)

On s'approche tous pour mettre
Le nez à la fenêtre 
Nous tous contents on crie
Mais lui fait pas de bruit

Le manège de la neige
Tourbillon de flocons
(bis)

Et lorsque la journée 
Est enfin terminée
Du fond de notre lit
On voit même dans la nuit.

Le manège de la neige
Tourbillon de flocons
(bis)



Le narrateur se retrouve seul à la maison. La maison est chaude, accueillante. De gros flocon se mettent à tomber. Ce n'est pas un récit d'une inquiétude, le bien-être reste, mais c'est une description.

samedi 5 mars 2016

Le petit bateau de Petit Ours, d'Eve Bunting et Nancy Carpenter, à l'école des loisirs

Petit Ours est heureux avec son petit bateau. Il joue, il pêche, il rêve...

Mais un jour, il devient grand, et ne rentre plus dans son petit bateau... Il essaie encore...puis accepte de grandir. Il se décide alors à partir à la recherche d'un autre petit ours qui pourra être heureux avec son bateau, avec qui le bateau pourra aussi continuer à naviguer sur le lac.

Une belle fable sur le temps et les choses qui passent, sur le don.

La suite "Le grand bateau de Grand Ours" est très belle également, sur la nécessité de s'écouter.


jeudi 3 mars 2016

Le Livre de l'hiver, de Rotraut Susanne Berner, et les suivants: Livre du printemps, Livre de l'été, Livre de l'automne, Livre de la nuit, édition La Joie de Lire

Des albums sans paroles, pleins de détails à regarder, à chercher





Des personnages qu'on retrouve page après page et album après album (commencer par le Livre de l'automne, et suivre les saisons), une histoire à raconter pour chacun d'eux, des détails drôles, qui parlent aux enfants, adaptable à tous les âges. 

Pour mon petit de 2 ans, ce livre est une formidable occasion d'apprendre du vocabulaire, de reconnaître les écureuils et les renards, les cigognes et les chauve-souris, de voir la famille cerf s'agrandir au printemps, d'assister à des scènes de la vie quotidienne et de repérer des éléments cocasses, le perroquet qui s'échappe, le chien qui court après un ballon, l'histoire d'amour qui naît, les objets qui disparaissent et se retrouvent dans le nid de la pie... Les enfants plus grands comprendront sans doute plus d'histoires, et s'amuseront à rechercher "la suite" page après page. Et...les parents aussi. En ce qui nous concerne, on a bien accroché et on a acheté les 5 albums. 

Pour les plus accros, je sais qu'il existe, toujours aux éditions La Joie de Lire, un livre pop-up où l'on retrouve les décors, avec des personnages en carton à faire évoluer. Mais il faut avoir atteint un âge où l'on sait jouer "délicatement" avec des personnages en carton, je ne suis pas encore en mesure de vous faire un retour dessus...

lundi 29 février 2016

Poule(s)

Bonjour!

Aujourd'hui je souhaite vous présenter trois livres sur mon animal préféré: la poule! Hé oui, cet animal qui redevient à la mode est aussi le héros de nombreux livres pour enfant. Presque autant que le loup, c'est un animal familier qui hante nos imaginaires: une poule sur un mur, la poule au pot, la poule aux oeufs d'or, etc...
Je vais te manger! est l'histoire d'une poule gourmande, qui grossit, grossit, grossit... Elle est convoitée par le renard voisin qui surveille sa croissance, qui attend, attend, attend le bon moment pour se régaler... Mais ? De la poule dodue et du renard affamé, qui sera la victime? 

Une histoire toute simple à la fin inattendue, assez drôle!


La Petite Poule Rousse

Une histoire qui fait partie des classiques (moralisateurs), mais interprétée avec originalité, dans les images comme dans le texte. Les petits ne comprendront peut-être pas toutes les subtilités des images (voyez ici la petite poule rousse en train de lire "Ferme Actuelle"), mais cela distraira bien les parents lecteurs (et au bout de la 50e relecture du soir, croyez-moi, ce n'est pas négligeable). Et le texte est bien rythmé, on ne s'ennuie pas!


La Poule, un imagier à picorer: ce dernier livre serait plutôt le premier en termes d'âge, puisque sa couverture cartonnée en fait un bon imagier pour les petits. 
Egalement plein d'humour, cet imagier reprend les caractéristiques et les expressions autour de la poule et les illustre de manière percutante. 
Ma page préférée: la poule descend du dinosaure 
Du poulet rôti au coq en pâte, l'auteur n'oublie aucune expression, chanson, mais donne également des informations sur l'animal: originaire d'Asie, la poule se roule dans la poussière pour chasser les poux, etc. 


Les aventuriers de la nuit, d'Anne Brouillard, Editions des Eléphants

Rêve et poésie du quotidien dans cet album d'Anne Brouillard...

Gaspard, son doudou Lapinus et la chatte sont perchés dans un arbre. 

Le jardin est vu par l'enfant: un terrain de jeu, un monde à explorer. L'enfant est un explorateur, comme Christophe Colomb, on l'imagine. De l'autre côté du jardin, la maison. Les parents. La journée se finit, la nuit tombe sur le jardin, on suit le regard de l'enfant et l'on ressent ses émotions. On rentre, on retrouve la sécurité, l'ambiance du soir est décrite. Jusqu'au coucher, jusqu'à la nuit, et jusqu'au matin, quand le jour revient. 

Une peinture réaliste par petites touches. C'est comme une madeleine, on reconnaît ces descriptions, on est Gaspard, le temps d'un instant.



dimanche 28 février 2016

Neige, le blanc et les couleurs, d'Emilie Vast, aux éditions MeMo


Des images et un texte épuré dans ce livre pour les petits... C'est l'histoire de Neige, tourterelle qui vit dans un paysage de neige... Chaque jour de la semaine, elle découvre une baie d'une couleur différente. Et, avec ses sept baies, elle va tenter de recolorer la nature...et obtient le printemps et ses belles couleurs!

On retrouve dans ce bel album l'univers plastique d'Emilie Vast  et son goût pour la nature. J'avais adoré "En t'attendant" quand j'étais enceinte, j'ai donc été ravie de faire découvrir ce "livre des couleurs" à mon fils. Et je suis sûre qu'il y en aura encore d'autres prochainement!

samedi 27 février 2016

Bonjour l'ami, de Kang Full, éditions Picquier Jeunesse


Encore une histoire venue d'Asie... de Corée cette fois, avec un univers proche du manga et du dessin animé, encore une histoire d'amitié et de relations aux autres. 

Plus long, avec plus de texte, ce livre s'adresse aux enfants un peu plus âgés, qui commencent à savoir lire, peut-être... 

La neige tombe.. C'est la nuit, et le petit garçon se réveille, se cogne le pied et pleure... Ne pleure pas, lui dit le chaton, sinon tu vas réveiller les gens qui accuseront les chats de faire du bruit. Le petit garçon, surpris, s'arrête de pleurer et commence à parler avec le chaton. S'ensuit une aventure dans la neige, à la recherche des parents chats, qui va nécessiter d'entrer en contact avec d'autres personnages. Comment commencer une relation? Peut-on parler à n'importe qui pour demander son chemin? Comment réagissent le chien, le gros matou noir, la souris, face à leurs demandes? 

Etonnament bien, et le chaton, qui a appris au petit garçon à penser aux autres, apprend de lui à aller aborder les autres et demander de l'aide. 

Une belle histoire qui se termine bien, des illustrations de flocons comme des étoiles sur la page, dans un paysage citadin. Une incitation à aller vers l'autre et à l'empathie.

Une des choses que j'ai remarquée dans ce livre, qui surprendra les Européens que nous sommes, est le fait que "c'est la première fois que le petit garçon dort dans sa chambre, et non avec ses parents". Hé oui, le cododo, qui fait couler tant de salive et d'encre par ici, est une coutume dans de nombreuses régions du monde, et pas seulement dans des pays "en développement". 

Mais c'est un détail, et même si vous n'adhérez pas, n'hésitez pas à découvrir ce bel album. 

vendredi 26 février 2016

La famille Souris et le potiron, de Kazuo Iwamura, à l'école des loisirs


Ah, la famille Souris... C'est un idéal de famille, une famille traditionnelle, les parents, les grands-parents et les 10 enfants... Et pourtant, on s'identifie sans peine, on part vivre avec eux dans leur petite maison dans un tronc d'arbre, dans un monde où les humains sont absents, où les animaux, superbement illustrés, sont omniprésents, que ce soient les oiseaux, les insectes, les grenouilles... 

La famille Souris et le potiron est le premier album de la famille Souris que j'ai lu, et j'ai tout de suite été enchantée par le texte, court, situé en bas de page, et les illustrations, foisonnantes de détails (et méritant d'investir dans une version cartonnée "grand format", par rapport à la version "lutins" de l'école des loisirs). On regarde les détails comme on les regarderait dans certains albums de Claude Ponti, on apprend à connaître et aimer la nature, les scarabées, dessinés par l'auteur, ne sont pas effrayants mais font simplement partie du monde qui nous entoure. On voudrait que nos enfants s'en inspirent... 

Bref, l'histoire commence avec une graine de potiron que la famille décide de planter. On voit alors toutes les étapes, de la plantation, de la germination, du soin que mettent les souris à la faire grandir, jusqu'à la "cueillette" (terme impropre, car comment des souris pourraient-elles porter un énorme potiron?), à la cuisine de la chair sous toutes sortes de recettes et à la récolte de nouvelles graines, pour que le cycle recommence. 

Tout est décrit, c'est très "pédagogique", les enfants peuvent tout observer (et vouloir faire de même). Dans ma famille, le potiron est par excellence le légume d'automne, un symbole, à défaut de célébrer Halloween comme les anglo-saxons, on pourrait imaginer une fête de début d'automne avec la cuisson et la découpe du potiron. Alors, même si on n'a pas toujours le temps d'organiser tout ça avec les enfants, on peut, l'automne venu, lire ce petit livre enchanteur pour leur transmettre le sens des saisons en même temps que le goût pour la lecture...  

Poisson et Chat, de Joan Grant et Neil Curtis, de Rue du Monde


Ce magnifique album en noir et blanc, les éditions Rue du Monde sont allés le chercher en Australie...

C'est même devenu son histoire du soir favorite. Bien que venant de mondes très différents, Poisson et Chat se rencontrent un soir, deviennent amis, et font découvrir l'un à l'autre leur monde d'origine. On joue dans le parc, on traverse la ville sur un bateau, on s'envole vers les étoiles, on nage dans la mer... Et on trouve des compromis.

Que le noir et blanc ne vous rebute pas, les dessins sont magnifiques et ont parfaitement convenu à mon fils de 2 ans et demi. Oui, les dessins en noir et blanc conviennent aux enfants, peuvent tout à fait leur plaire (ils n'ont pas nos préjugés sur la valeur des couleurs), et le texte, simple et concis comme un livre pour les petits, est très poétique. Les mots prennent vie, grossissent ou rapetissent comme la voix qui les lit, s'enroulent comme un chat qui dort ou ondulent comme des vaguelettes. On le lit, on le relit, on brode autour des personnages, on insiste sur des détails des illustrations très bien réalisées. 

Une pépite sur l'amitié et la découverte de l'autre.

jeudi 25 février 2016

Imagine, d'Aaron Becker

Il y a un peu de Peter Pan dans l'histoire de cette petite fille qui s'ennuie et finit par partir dans un monde imaginaire...
Papa, maman, sa soeur sont occupés? Même le chat ne veut pas jouer... Alors, avec un crayon, elle dessine un porte et s'en va dans un pays imaginaire, un monde merveilleux mais aussi cruel, entre les dessins d'Escher et Le Roi et l'Oiseau de Paul Grimault. Le monde réel est représenté en nuances de gris, en contraste avec les belles couleurs du monde imaginaire.

Les dessins, magnifiques, inspirent l'imagination des enfants comme des grands, la petite fille devra affirmer son courage et dessiner des solutions pour chaque nouvelle situation, et finira par se faire un ami pour des nouvelles aventures (album suivant, Voyage). Egalement une belle ode à la liberté!



Ce livre n'est pas accessible aux tout-petits mais est destiné à un public à partir de 7 ans... sans limite supérieure.